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Bulletin crypto – semaine 427

La rechute du bitcoin vers la zone des 64 000 $ s’inscrit davantage dans une série de chocs macroéconomiques que dans une remise en cause profonde de son cycle de marché. Après avoir perdu environ la moitié de sa valeur depuis son sommet de l’automne dernier, la cryptomonnaie subit les effets cumulés d’un environnement devenu hostile aux actifs risqués : tensions commerciales ravivées, politique monétaire toujours restrictive et désengagement progressif des investisseurs institutionnels. Dans ce contexte, la correction apparaît comme une réaction classique d’un marché fortement exposé à l’effet de levier, plutôt qu’un signal de rupture structurelle.

Les analystes soulignent que cette baisse n’a pas été déclenchée par un événement isolé, mais par une succession de facteurs défavorables. Le durcissement des politiques tarifaires a ravivé l’aversion au risque à l’échelle mondiale, poussant les capitaux vers des valeurs refuges plus traditionnelles. Malgré son image parfois associée à « l’or numérique », le bitcoin continue d’évoluer comme un actif risqué, sensible aux soubresauts macroéconomiques. L’absence de soutien monétaire, combinée à une inflation persistante, accentue cette pression, tandis que le recours accru au levier par certains acteurs a amplifié les mouvements de baisse.

À cela s’ajoute une dynamique négative du côté des produits d’investissement liés au bitcoin, marquée par plusieurs semaines consécutives de sorties nettes et par un recul notable des volumes de transactions. Cette phase de repli force aussi certains acteurs, notamment les mineurs, à ajuster leurs positions pour préserver leur rentabilité, ce qui peut accentuer la pression vendeuse à court terme. Néanmoins, ces ajustements sont perçus comme des mécanismes d’adaptation plutôt que comme des signes de fragilité durable.

Pour la suite, les perspectives immédiates demeurent prudentes. Plusieurs experts estiment que la correction pourrait se prolonger et tester des niveaux inférieurs, possiblement autour de 55 000 $, sans pour autant invalider la trajectoire de fond. Si le schéma cyclique historique se confirme, l’année en cours correspondrait à une phase de consolidation et de construction de base, avant un nouveau cycle d’accumulation à moyen terme. Autrement dit, malgré la volatilité actuelle, la structure fondamentale du marché resterait intacte, fidèle au comportement que le bitcoin a déjà montré lors de précédents cycles.

Les données récentes suggèrent que la pression vendeuse sur le bitcoin commence à se calmer, même si le marché reste sous l’influence des plus gros détenteurs. Après une phase marquée par d’importants transferts de BTC vers les plateformes d’échange au début février, ces flux ont nettement diminué, ce qui réduit mécaniquement l’intensité des ventes à court terme. Cette accalmie intervient alors que le prix du bitcoin a lourdement corrigé depuis son sommet de l’automne, perdant près de la moitié de sa valeur.

Toutefois, la nature des mouvements a évolué. Si le volume global de dépôts sur les exchanges est en baisse, une part croissante de ces transferts provient désormais des investisseurs les plus importants, communément appelés « whales ». Les indicateurs on-chain montrent que ces acteurs concentrent une proportion inhabituellement élevée des entrées vers les plateformes, un signal souvent interprété comme une volonté persistante de vendre ou, à tout le moins, de réorganiser leurs positions dans un contexte de marché incertain.

Cette dynamique s’inscrit dans une tendance plus large observée ces derniers mois, où de grandes quantités de bitcoins détenus de longue date ont changé de mains. Plusieurs analystes y voient un phénomène de redistribution, au cours duquel les positions historiques sont progressivement absorbées par de nouveaux acteurs, en plusieurs vagues successives. Ce mouvement structurel, bien qu’il pèse sur les prix à court terme, n’est pas nécessairement synonyme de faiblesse durable du réseau.

Les dernières données on-chain indiquent qu’une phase d’accumulation marquée s’est produite lors du récent repli du bitcoin. Alors que le prix a fortement corrigé depuis son sommet de l’automne, un volume important de BTC a été acquis dans la zone comprise entre 60 000 $ et 70 000 $, révélant un appétit prononcé pour les achats sur faiblesse. Cette dynamique suggère que de nombreux investisseurs ont profité de la baisse pour se positionner à des niveaux jugés plus attractifs.

Concrètement, la quantité de bitcoins dont le prix d’acquisition se situe dans cette fourchette a progressé de manière spectaculaire depuis le début de l’année. Elle est passée d’environ un million de BTC à plus de 1,4 million, soit une hausse de plus de 40 % en quelques semaines. Désormais, plus de 8 % de l’offre en circulation hors plateformes d’échange est concentrée dans ce corridor de prix, créant une zone dense de détenteurs susceptibles de jouer un rôle clé dans la dynamique future du marché.

Par ailleurs, la chute a été accentuée par le passage éclair à travers certaines zones de prix peu échangées. Le segment compris entre 70 000 $ et 80 000 $ est souvent décrit comme une zone creuse, où le marché manque de transactions historiques. Lors de la dernière vague de ventes, il n’a fallu que quelques jours pour traverser ce palier, avant que le prix ne trouve davantage de résistance et d’intérêt acheteur dans la zone inférieure, là où l’accumulation s’est intensifiée.

La difficulté de minage du bitcoin a connu un bond spectaculaire lors de son dernier ajustement, enregistrant la plus forte hausse absolue jamais observée. En progressant d’environ 15 %, elle atteint désormais un niveau supérieur à 144 000 milliards, reflétant un retour massif de la puissance de calcul sur le réseau. Cette augmentation efface presque entièrement la baisse marquée observée lors de l’ajustement précédent, survenue à la suite d’importantes perturbations climatiques aux États-Unis.

Ce mécanisme d’ajustement automatique vise à maintenir un rythme de production des blocs proche de dix minutes, indépendamment du nombre de mineurs actifs. Or, au cours de la période récente, les blocs ont été validés nettement plus rapidement que prévu, signe que le hashrate — c’est-à-dire la puissance informatique mobilisée pour sécuriser le réseau — s’est fortement redressé. En quelques semaines, celui-ci est repassé d’un niveau affaibli à plus de 1 000 exahashes par seconde, entraînant mécaniquement un relèvement de la difficulté.

Ce rebond fait suite à une tempête hivernale majeure qui avait contraint de nombreux mineurs américains à mettre temporairement leurs installations à l’arrêt afin de soulager les réseaux électriques. À son pic, l’événement aurait retiré près de 200 exahashes par seconde du réseau mondial, ralentissant sensiblement la production de blocs. Cette situation illustre le rôle croissant des mineurs comme acteurs flexibles du système énergétique, capables d’interrompre ou de reprendre rapidement leurs activités en fonction des contraintes du réseau et des conditions météorologiques.

Avec le retour à la normale, les machines ont été progressivement remises en service, provoquant un rattrapage rapide de la difficulté de minage. Si la hausse récente est impressionnante en valeur absolue, elle reste toutefois inférieure aux envolées proportionnelles observées aux débuts du bitcoin, lorsque le réseau était plus petit et plus volatil. Elle demeure également en deçà du sommet historique de difficulté atteint fin 2025, confirmant que cette variation spectaculaire relève avant tout d’un ajustement technique lié aux conditions exceptionnelles des semaines précédentes, plutôt que d’un changement structurel du secteur du minage.

Les législateurs de l’Arizona poursuivent leurs efforts pour mettre sur pied un fonds public dédié aux actifs numériques. Un nouveau projet de loi, le SB 1649, vient de franchir plusieurs étapes clés au Sénat de l’État, après avoir obtenu l’aval de commissions parlementaires avant d’être envoyé au vote en séance plénière. Le texte prévoit la création d’une réserve stratégique alimentée exclusivement par des cryptomonnaies saisies, confisquées ou volontairement remises aux autorités, et non par des fonds publics traditionnels.

Concrètement, la mesure confierait au trésorier de l’État la gestion de ce portefeuille numérique, avec la possibilité non seulement de conserver ces actifs, mais aussi de les investir ou de les prêter afin d’en tirer un rendement, à condition de ne pas accroître les risques financiers pour l’Arizona. Les actifs seraient conservés via des dépositaires qualifiés ou au moyen de produits négociés en bourse approuvés par les autorités réglementaires compétentes. L’approche se veut donc plus structurée et encadrée que les tentatives précédentes.

Le projet de loi se distingue également par la définition élargie des actifs admissibles. Plutôt que de se limiter au bitcoin, il inclut toute cryptomonnaie répondant à des critères de valeur minimale, ainsi que certains actifs numériques spécifiques comme le XRP, le Digibyte, les stablecoins et même les NFT. Cette diversification reflète la volonté des promoteurs du texte de bâtir une réserve plus flexible, capable d’évoluer avec l’écosystème numérique.

Cette initiative intervient toutefois dans un climat politique délicat. L’Arizona s’est déjà heurté à plusieurs refus de la gouverneure Katie Hobbs, qui a opposé son veto à des propositions similaires ces dernières années, invoquant la volatilité et les risques associés aux cryptomonnaies. Le sort du SB 1649 dépendra donc de sa capacité à convaincre que l’utilisation exclusive d’actifs saisis et un cadre de gestion strict suffisent à répondre aux préoccupations de l’exécutif, alors que le texte doit encore franchir l’étape de la Chambre avant d’atterrir sur le bureau de la gouverneure.

The shift has come as Strategy’s enterprise value has fallen relative to its stock price, making it more difficult for the company to increase the Bitcoin it owns per share as it normally would. The metric known as mNAV, or multiple-to-net asset value, has declined broadly for similar firms.

As a result, Strategy’s Bitcoin purchases are growing more pronounced among the pack. For example, the firm accounted for 93% of Bitcoin added among publicly traded companies in January. It stacked 40,150 Bitcoin during the period compared to 3,080 Bitcoin among its competitors.

Strategy has furthered its lead using STRC, but it isn’t the only Bitcoin-buying firm that issues variable rate preferred shares. The gathering is expected to feature executives from Strive and Metaplanet, which have adopted similar products to buy Bitcoin in recent months.

Les positions des grands intervenants sur les contrats à terme Bitcoin à la Bourse de Chicago suggèrent un possible changement de dynamique. Selon les derniers rapports, les investisseurs institutionnels actifs sur le Chicago Mercantile Exchange ont fortement réduit leurs paris baissiers au cours des dernières semaines. Ce type de repositionnement, déjà observé lors de précédents creux de marché, avait précédé des phases de reprise marquées en 2023 et en 2025, ce qui ravive l’hypothèse d’un rebond à court ou moyen terme.

Les données issues du rapport Commitment of Traders publié par la Commodity Futures Trading Commission montrent que les spéculateurs non commerciaux sont passés d’une exposition majoritairement vendeuse à une position globalement plus neutre, voire légèrement acheteuse. Autrement dit, les fonds spéculatifs et autres acteurs assimilés à la « smart money » semblent avoir réduit leur pessimisme, certains ayant même renforcé leurs positions longues de manière relativement rapide. Historiquement, ce type de mouvement a souvent coïncidé avec la fin des phases de correction les plus intenses.

Sur le plan technique, ce changement intervient alors que le bitcoin évolue à proximité de sa moyenne mobile exponentielle sur 200 semaines, un niveau qui a fréquemment servi de plancher lors des grands marchés baissiers passés. En parallèle, les indicateurs de momentum, comme l’indice de force relative en données hebdomadaires, restent en zone de survente, ce qui laisse penser que la pression vendeuse pourrait s’essouffler. Dans un scénario de rebond confirmé, certains analystes estiment qu’un retour vers la zone des 85 000 dollars, correspondant à une autre moyenne mobile clé, deviendrait envisageable dans les mois à venir.

Une analyse récente fondée sur l’historique des prix du bitcoin suggère que les probabilités restent largement favorables à une appréciation d’ici le début de 2027. Selon l’économiste spécialisé dans les réseaux Timothy Peterson, un indicateur statistique basé sur la fréquence des mois positifs indique près de 90 % de chances que le prix du BTC soit supérieur à son niveau actuel dans une dizaine de mois. Malgré la faiblesse observée depuis la fin de 2025, ce type de lecture historique continue donc d’alimenter des scénarios optimistes.

L’approche repose sur l’observation des deux dernières années de données mensuelles, durant lesquelles environ la moitié des mois se sont soldés par une hausse. En extrapolant cette régularité, Peterson estime qu’un rendement moyen de l’ordre de 80 % serait cohérent avec les cycles passés, ce qui placerait le bitcoin autour de 122 000 dollars. Il précise toutefois que cet outil ne vise pas à prédire un niveau précis, mais plutôt à identifier des zones de bascule potentielles dans la tendance, même dans un marché susceptible d’évoluer latéralement pendant un certain temps.

Ce contraste est d’autant plus marqué que le sentiment général demeure fragile, comme le montrent plusieurs sondages récents auprès des investisseurs. Autrement dit, alors que la perception du marché reste prudente, voire négative, certains modèles statistiques continuent de signaler une asymétrie favorable à moyen terme. Ce décalage entre psychologie de marché et données historiques est un élément récurrent dans les phases de transition des cycles du bitcoin.

Par ailleurs, Peterson n’est pas isolé dans son optimisme. D’autres institutions et analystes maintiennent des objectifs élevés pour 2026, à l’image de la firme Bernstein, qui évoque un scénario à 150 000 dollars, ou encore de la banque Wells Fargo, qui anticipe des flux de capitaux massifs vers les actifs risqués, dont le bitcoin. Ces projections suggèrent que, malgré la volatilité actuelle, le marché pourrait être en train de préparer le terrain pour une phase de reprise plus marquée que ne le laisse croire le sentiment ambiant.

Du côté du fonds Rivemont crypto, les liquidités prises au cours des récentes semaines continuent de limiter les pertes dans ce contexte baissier.

Les Investissements Rivemont, gestionnaire du Fonds Rivemont crypto.

Les renseignements présentés le sont en date du 24 février 2026, à moins qu’une autre date ne soit mentionnée, et à titre d’information seulement. Ils proviennent de sources que nous jugeons fiables, mais non garanties. Il ne s’agit pas de conseils financiers, juridiques ou fiscaux. Les investissements Rivemont ne sont pas responsables des erreurs ou omissions relativement aux renseignements, ni des pertes ou dommages subis.