Introduction
Bonjour à toutes et à tous,
L’été fut occupé, et l’automne démarre sur les chapeaux de roues. Dire que nous ne chômons pas en ce moment serait peu dire. Mais en affaires, comme on le sait, mieux vaut être en demande que pas assez!
Tout d’abord, j’aimerais revenir sur plusieurs événements intéressants qui sont survenus au cours des dernières semaines. En premier lieu, j’ai eu la chance de faire une présentation devant environ 300 conseillères et conseillers financiers de la firme MICA à l’occasion de leur rencontre automnale. Il va sans dire que le rendement de nos portefeuilles continue d’augmenter la visibilité de Rivemont dans la sphère financière québécoise. J’ai également eu l’opportunité d’être conférencier invité dans le cadre du Forum Investir du journal Les affaires, à la fin octobre. Je reviendrai dans ce bulletin sur les principaux messages que j’ai transmis lors de ces événements.
Au 30 septembre, le rendement brut de la portion « Actions » de nos portefeuilles s’établissait à environ 21 pour cent, en phase avec les indices, et ce, malgré une faible exposition aux grandes capitalisations technologiques américaines. Celles-ci deviennent d’ailleurs de plus en plus risquées à notre avis.
Nous avons également eu à l’interne des discussions stratégiques en ce qui a trait aux opérations de Rivemont et en sommes arrivés aux conclusions suivantes :
- Le conseil prend de plus en plus de place dans nos activités quotidiennes en raison de la sophistication grandissante de notre clientèle;
- Grâce à notre façon d’investir, nous nous démarquons de la concurrence en ce qui concerne le rendement et la gestion du risque;
- Nous devons continuer à nous faire connaître pour devenir l’option privilégiée par les entrepreneurs et entrepreneuses, de même que les familles à valeur élevée.
Vous observerez donc, au cours des prochaines années, une évolution de nos pratiques. À moyen terme, notre objectif consiste à assigner un planificateur financier à chacun de nos clients et à séparer ainsi les fonctions de conseil de celles qui portent sur la construction et la gestion des portefeuilles. Ce serait, à notre avis, le meilleur des mondes pour nos investisseurs et investisseuses.
À cet effet, vous trouverez dans ce présent bulletin le premier texte signé par Julien-Carl Landry, qui dirige maintenant notre département de planification financière.
Comme à l’habitude, nous conclurons en présentant nos perspectives sur les marchés et nos plus importantes positions.
Bonne lecture !
Un portefeuille optimal
La présentation que nous avons donnée cet automne s’intitule : « Sortir des sentiers battus pour construire un portefeuille plus performant ».
État actuel des marchés :
- Le prix du marché des actions est à son plus haut historique.
- Le prix du marché des commodités est à son plus haut historique.
- Le prix de la classe d’actif des cryptomonnaies est à son plus historique.
- Le prix de l’immobilier est à son plus haut historique.
- Le prix du panier d’épicerie est à son plus haut historique.
Bon, vous avez compris le principe… Mais qu’est-ce qui explique cette conjoncture? Malgré les nouvelles qui nous parviennent? Malgré l’effet Trump? À notre avis, cette situation s’explique par le fait que les gouvernements font des déficits records et impriment de la nouvelle monnaie sans limite, alors que les banques centrales, elles, continuent à baisser les taux malgré tout.
Le positionnement idéal du portefeuille que nous préconisons est donc le suivant :
- « Quand il y a de la musique, on se lève et on danse ! » (selon Chuck Prince, Citigroup, juillet 2007).
- Être pleinement exposé aux classes d’actifs traditionnels.
- Tirer profit des exagérations du marché (la quantique, le lithium, le nucléaire, etc.).
- Allouer une place non négligeable aux actifs non corrélés au dollar US, comme l’or et les commodités, la cryptomonnaie et les actifs réels.
- Utiliser des produits alternatifs à rendement absolu.
- Et, enfin, garder un œil sur la porte de sortie…
Il faut toujours avoir à l’esprit que, contrairement à la majorité des firmes d’investissement, nous n’hésitons pas à ne pas être pleinement investis en tout temps et que notre approche favorise la protection du capital.
Section planification financière
Le Régime des rentes du Québec et la pension de la Sécurité de la vieillesse
En vue de la retraite, il est essentiel de bien prévoir ses dépenses et d’évaluer l’ensemble des sources de revenus qui permettront d’atteindre ses objectifs. Parmi ces sources, deux régimes publics occupent une place importante : le Régime de rentes du Québec (RRQ) et la pension de la Sécurité de la vieillesse (SV). Ces programmes peuvent sembler simples à première vue, mais le moment où vous choisirez de commencer à recevoir vos prestations peut avoir un impact significatif sur votre situation financière et fiscale à long terme.
Le Régime de rentes du Québec (RRQ)
Le RRQ est le fruit de vos années de travail. Chaque fois que vous cotisez, vous accumulez un droit futur à une rente qui remplacera une partie de votre revenu d’emploi une fois à la retraite. En 2025, la rente maximale à 65 ans se chiffre à 1 433 $ par mois pour une personne ayant gagné le maximum des revenus admissibles tout au long de sa carrière. Cependant, cette rente n’est pas figée : elle varie selon l’âge auquel vous la demanderez :
- Si vous la demandez dès 60 ans, elle est réduite d’environ 36 pour cent, ce qui donne une rente d’environ 917 $ par mois;
- Si vous attendez à 70 ans, la rente augmente d’environ 42 pour cent, atteignant environ 2 035 $;
- Et à 72 ans, le montant maximum grimpe à près de 2 275 $ par mois.
En d’autres mots, en repoussant l’âge auquel vous toucherez le RRQ, vous obtiendrez une bonification importante pendant le reste de votre vie. Ce report est souvent comparé à un rendement annuel garanti de 7 à 8 pour cent, net d’impôt et sans risque.
La pension de la Sécurité de la vieillesse (SV)
La pension de la Sécurité de la vieillesse fonctionne différemment : elle ne dépend pas des cotisations, mais plutôt des années de résidence au Canada. Pour y avoir droit, il faut avoir résidé au pays au moins 10 ans après l’âge de 18 ans. Le montant maximal à 65 ans est d’environ 713 $ par mois en 2025, indexé trimestriellement selon l’inflation. Comme pour la RRQ, il est possible de reporter la SV jusqu’à 70 ans, avec une bonification de 0,6 % par mois de report (soit 7,2 % par année).
Toutefois, il y a un bémol : les revenus élevés peuvent réduire la prestation. En effet, à partir d’un revenu individuel supérieur à 93 454 $, une récupération graduelle s’applique jusqu’à l’élimination complète du montant de la SV.
L’importance du bon moment
Choisir quand commencer à recevoir la RRQ et la SV s’avère une décision stratégique.Toucher ces prestations plus tôt permet d’obtenir un revenu immédiat, ce qui peut être utile si vous cessez de travailler à un jeune âge ou si vous disposez de peu d’autres sources de revenus. Cependant, attendre quelques années peut s’avérer plus avantageux pour ceux et celles qui jouissent d’une bonne santé, ont une espérance de vie élevée ou possèdent déjà un coussin financier.
Le moment idéal de faire sa demande dépend donc de plusieurs facteurs :
- Votre espérance de vie et votre état de santé.
- Vos besoins de liquidités à court terme.
- Vos régimes de placements et votre taux d’imposition.
- Et même la situation de votre conjoint ou conjointe, qui pourrait bénéficier d’une rente de survivant.
Chaque cas est unique. C’est pourquoi une analyse personnalisée permet souvent d’optimiser le revenu net après impôt et de maximiser la durabilité du patrimoine à la retraite.
Perspectives du marché

Les titres privilégiés
Vous trouverez ci-dessous la liste des actions dont la pondération est la plus grande au sein de nos portefeuilles. Ces titres ont été sélectionnés selon leur potentiel respectif de surperformer le marché. Vous trouverez une courte description de leurs activités, le rendement annuel du dividende, s’il y a lieu, ainsi que le rendement total du titre depuis sa première inclusion dans les portefeuilles.

Conclusion
Je ne pourrais terminer cette lettre financière sans glisser un mot sur le Fonds Rivemont Long Short. Celui-ci a obtenu un rendement de 20 pour cent en septembre, devenant l’un des fonds alternatifs les plus performants au Québec pour l’année. Nous sommes heureux de constater que les changements que nous lui avons apportés ainsi que l’intégration de Jeffrey Veilleux à son équipe de gestion portent leurs fruits. Nous ne crierons pas victoire trop vite, mais il ne fait pas de doute que les choses vont dans la bonne direction sur ce plan.
Cordialement,
Martin Lalonde, MBA, CFA
Président


