Le Bitcoin reste stable sous les 110 000 $, enregistrant une hausse modeste de 2 % sur 24 heures, mais demeurant à 2 % de son sommet historique atteint le mois précédent. Voilà plus d’un mois consécutif que le prix se transige au-dessus des 100 000 $, renforçant la place du bitcoin comme un actif ayant légitimement sa place au-dessus de cet important cap psychologique. L’intérêt des entreprises cotées pour le Bitcoin continue toutefois de croître, avec désormais 126 sociétés détenant du BTC en réserve, soit une augmentation de 22 en seulement un mois. Ces entreprises détiennent collectivement près de 819 000 BTC.
Depuis leur lancement en janvier 2024, les FNB Bitcoin au comptant aux États-Unis sont sur le point d’atteindre un jalon impressionnant : un volume cumulé de transactions de 1 000 milliards de dollars, et ce, en moins de 18 mois. Leur montée en puissance a été rapide, avec 100 milliards échangés dès mars, puis 200 milliards en avril 2024, alors que le Bitcoin atteignait un sommet historique de près de 74 000 $. La croissance s’est ensuite légèrement ralentie dans un contexte de consolidation du marché, jusqu’à ce qu’un nouvel élan soit donné à la suite de l’élection de Donald Trump en novembre, relançant les hausses et portant le volume cumulé au-delà de 750 milliards dès février 2025.
Aujourd’hui, à la veille du cap symbolique des 1 000 milliards (le volume cumulé atteint déjà 995,2 milliards au 9 juin), les FNB Bitcoin enregistrent entre 2,3 et 4,4 milliards de dollars de volume de transactions quotidiennement. Cette performance les place en compétition directe avec les plus grands FNB mondiaux, tels que ceux de Vanguard ou d’Invesco. En comparaison, les FNB Ethereum au comptant, lancés seulement en juillet 2024, ont généré un volume total bien moindre, à 83,4 milliards de dollars.
Le fonds IBIT de BlackRock, un FNB adossé au Bitcoin, vient de battre un record historique en franchissant le cap des 70 milliards de dollars en actifs sous gestion en seulement 341 jours. Cette performance surpasse largement celle du précédent détenteur du record, le fonds aurifère GLD (SPDR Gold Shares), qui avait mis 1 691 jours pour atteindre le même seuil. C’est donc près de cinq fois plus rapide, soulignant l’engouement exceptionnel pour ce produit financier lancé en janvier 2024. Avec plus de 70 milliards d’actifs, IBIT se positionne comme le chef de file incontesté des FNB Bitcoin, devançant largement ses concurrents, notamment le fonds équivalent de Fidelity, qui détient environ 31 milliards. IBIT bénéficie d’un flux constant d’investissements, ayant connu récemment une série ininterrompue de 34 jours consécutifs d’entrées nettes.
Le succès d’IBIT reflète un intérêt institutionnel croissant pour le Bitcoin, dans un contexte économique marqué par l’incertitude et les tensions commerciales, notamment les politiques tarifaires du président Donald Trump. Ce climat a également soutenu la progression du prix de l’or, un actif refuge historique, ce qui place les deux classes d’actifs — or et Bitcoin — sous les projecteurs. Selon Arkham Intelligence, le fonds IBIT détenait en avril 2024 l’équivalent de 2,8 % de l’offre totale de Bitcoin en circulation, qu’il conserve au nom de ses clients. BlackRock n’est donc pas propriétaire direct des cryptomonnaies, mais agit comme dépositaire, illustrant une nouvelle forme d’investissement institutionnel indirect dans les actifs numériques.
La volatilité implicite du Bitcoin a récemment atteint son niveau le plus bas en un an, alors que les négociations commerciales entre les États-Unis et la Chine reprennent à Londres. Malgré ce contexte favorable à une détente géopolitique, la cryptomonnaie se maintient au-dessus des 100 000 $, évoluant actuellement autour de 110 000 $. Toutefois, le Bitcoin reste coincé dans une fourchette de prix étroite, incapable de déclencher une véritable tendance haussière ou baissière en réponse aux développements politiques et économiques actuels. Selon QCP Capital, ces tensions géopolitiques génèrent habituellement des réactions impulsives sur les marchés, mais restent insuffisantes pour provoquer une sortie significative du Bitcoin de son intervalle actuel. Le Bitcoin attire néanmoins l’attention en tant qu’actif neutre et décentralisé, perçu comme une couverture potentielle contre la volatilité monétaire et les conflits économiques entre grandes puissances, en particulier entre Washington et Pékin. Des experts mettent en avant l’intérêt croissant des institutions pour le Bitcoin, en raison précisément de sa neutralité politique et de son indépendance par rapport aux monnaies souveraines.
Un mois après sa mise en œuvre, la mise à jour « Pectra » d’Ethereum révèle déjà des bénéfices notables ainsi que certains défis. Parmi les améliorations majeures, le coût des transactions « blob », un mécanisme permettant de stocker temporairement d’importants volumes de données, a drastiquement chuté. Celui-ci est passé d’environ 16 000 $ par jour à une fraction de centime, facilitant grandement les transactions sur les réseaux de couche 2 (layer-2) comme Base, Arbitrum ou encore Optimism. Cette forte baisse des coûts a engendré une augmentation notable de 33 % de l’utilisation des blobs. Cependant, la capacité totale disponible reste encore sous-exploitée, limitant pour l’instant le potentiel maximal de cette innovation. Malgré cela, les améliorations en matière de coûts et de rapidité sont déjà visibles sur les réseaux secondaires, permettant de réaliser des milliers de transactions à des frais extrêmement réduits. Toutefois, cette évolution positive génère également une pression accrue sur les validateurs du réseau Ethereum, en raison du volume supplémentaire de données à gérer. De ce fait, certains validateurs individuels ou de petite taille se voient contraints de fusionner avec des groupes plus importants, capables d’assumer les nouvelles charges techniques et financières liées à cette augmentation des données. Bien que ces consolidations puissent soulever des inquiétudes sur une éventuelle centralisation, certains observateurs suggèrent qu’elles pourraient paradoxalement renforcer la stabilité globale et la décentralisation du réseau.
Depuis le 16 mai, les fonds négociés en bourse (FNB) basés sur l’Ethereum connaissent une dynamique exceptionnelle, enregistrant des entrées nettes durant quinze jours consécutifs, cumulant ainsi 837,5 millions de dollars. Cette tendance positive pourrait même bientôt dépasser le cap symbolique du milliard de dollars. Contrairement à leur homologue Bitcoin, ces fonds Ethereum attirent particulièrement l’attention des investisseurs institutionnels, marquant un réel changement dans la perception du réseau Ethereum, désormais vu davantage comme un pilier essentiel de l’infrastructure financière plutôt qu’un simple actif spéculatif. Plusieurs facteurs expliquent cet intérêt accru pour Ethereum. Parmi eux, la récente mise à jour « Pectra » effectuée début mai, bien que modérée en termes de modifications, a renforcé l’optimisme autour du potentiel de croissance du réseau Ethereum, notamment grâce à des améliorations graduelles visant à réduire ses problèmes d’évolutivité. Cette perspective technique positive a contribué à renforcer l’attrait institutionnel et à stimuler davantage les flux entrants vers les FNB Ethereum.
Le Sénat américain s’apprête à voter ce mercredi sur le projet de loi « GENIUS Act », visant à réglementer spécifiquement les stablecoins. Le leader de la majorité au Sénat, John Thune, a lancé la procédure nécessaire pour que ce texte clé fasse l’objet d’un vote formel, après avoir été soutenu par un large consensus bipartisan le mois dernier (66 voix contre 32). Cette proposition législative, si elle est adoptée, imposera aux stablecoins d’être entièrement garantis par des dollars américains ou par d’autres actifs très liquides. Elle inclut également une exigence d’audit annuel pour les émetteurs ayant une capitalisation supérieure à 50 milliards de dollars, assurant ainsi une transparence accrue sur leur solvabilité. Par ailleurs, la loi prévoit des règles spécifiques pour les émetteurs étrangers de stablecoins, les obligeant à disposer de moyens technologiques leur permettant de se conformer à d’éventuelles demandes judiciaires, notamment la saisie ou le gel d’actifs criminels. Ce vote constitue une étape cruciale dans l’évolution réglementaire des cryptoactifs aux États-Unis. Des observateurs, comme Matt Hougan de Bitwise, estiment même que ce texte pourrait devenir la première loi complète sur les cryptomonnaies à être adoptée dans le pays, représentant ainsi une avancée majeure pour la légitimité et la stabilité du secteur.
La société américaine Strategy, basée à Tysons Corner en Virginie et anciennement connue sous le nom de MicroStrategy, vient de réaliser un nouvel investissement dans le Bitcoin, achetant pour 110 millions de dollars supplémentaires de cette cryptomonnaie. Cet achat représente la neuvième semaine consécutive où l’entreprise annonce une acquisition de Bitcoin, même s’il s’agit de la quatrième plus faible opération de ce genre réalisée par Strategy depuis le début de l’année. Avec cette nouvelle transaction, Strategy détient désormais environ 582 000 bitcoins, représentant une valeur totale avoisinant les 62,7 milliards de dollars selon les cours actuels. Depuis la mi-avril, la firme a investi près de 5,1 milliards de dollars dans la cryptomonnaie, principalement financés par l’émission d’actions préférentielles (STRF et STRK), lui permettant ainsi de continuer à renforcer son exposition au Bitcoin.
La prochaine réunion de politique monétaire de la Banque du Japon (BoJ), prévue les 16 et 17 juin, pourrait jouer un rôle décisif pour les marchés mondiaux, notamment pour les cryptomonnaies telles que le Bitcoin. Selon Arthur Hayes, cofondateur de BitMEX, si la banque centrale japonaise décide de réintroduire une politique d’assouplissement quantitatif (QE), cela pourrait déclencher une forte hausse des actifs risqués, dont le Bitcoin. L’assouplissement quantitatif (QE) consiste à injecter des liquidités dans l’économie en achetant des obligations, réduisant ainsi les taux d’intérêt afin de stimuler la consommation et l’investissement. Actuellement, la BoJ envisage une réduction plus modérée de ses achats d’obligations, passant d’une diminution trimestrielle prévue de 400 milliards de yens à seulement 200 milliards à partir d’avril 2027, une mesure qui pourrait rassurer les marchés.
Récemment, la hausse brutale des rendements obligataires japonais a suscité des inquiétudes sur la stabilité fiscale du pays, incitant les investisseurs institutionnels à réévaluer le Bitcoin comme actif refuge face au risque de défaut souverain. Cette situation a coïncidé avec le pic historique du Bitcoin, atteignant 112 000 $ fin mai après un sommet des taux des obligations japonaises à 30 ans. Enfin, selon certains experts comme André Dragosch de Bitwise, le Bitcoin pourrait encore fortement progresser dans un contexte où les rendements obligataires restent élevés et où les craintes de risque souverain s’accentuent. En tant qu’actif décentralisé, le Bitcoin est perçu comme exempt du risque de contrepartie traditionnellement lié aux obligations d’État, ce qui pourrait renforcer son attrait en période de stress économique majeur.
La demande pour le Bitcoin aux États-Unis connaît actuellement une forte augmentation, illustrée notamment par la hausse du Coinbase Premium, un indicateur mesurant l’écart entre les prix du Bitcoin sur Coinbase et Binance. Cet indicateur a atteint son plus haut niveau depuis février, suggérant un regain d’intérêt notable de la part des investisseurs américains, et indiquant un potentiel d’appréciation du marché jusqu’à fin 2025. Par ailleurs, on observe une baisse substantielle des réserves de Bitcoin sur les plateformes d’échange au comptant, qui ont perdu environ 550 000 BTC en moins d’un an. Ce mouvement traduit une tendance forte parmi les investisseurs à retirer leurs actifs des échanges pour les conserver sur le long terme, plutôt que de spéculer à court terme.

Selon les analyses de CryptoQuant, cette réduction continue des réserves constitue un élément essentiel soutenant la valorisation du Bitcoin. Ce phénomène reflète clairement une stratégie d’accumulation durable, éloignant le marché d’un comportement spéculatif excessif, et confirmant une solide confiance des investisseurs à moyen et long terme.
Les Investissements Rivemont, gestionnaire du Fonds Rivemont crypto.
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