Communications

Lettre financière

1er novembre 2023

Volume 14 numéro 4

Introduction

 

Bonjour à tous et à toutes,

Le troisième trimestre, qui a pris fin le 30 septembre dernier, a vu les différents marchés nord-américains se réorienter et emprunter la direction du sud. Nous avons évidemment positionné nos stratégies en fonction de ce mouvement attendu. Cependant, avant d’aborder plus en détail notre lecture des marchés, j’aimerais commencer ce segment en vous relatant une conversation que j’ai eue récemment avec un estimé client. Ce dernier m’a dit : « Martin, c’est bien beau que tu me dises qu’on fait mieux que les autres quand ça va mal, mais on ne fait pas d’argent depuis 18 mois, et c’est ça qui est important pour moi ». Il a certainement raison. La portion « actions » de nos portefeuilles se traduit par un rendement brut annualisé de 6 % sur 5 ans et de 9,5 % sur 10 ans, mais de seulement 2,3 % sur un an, alors que les obligations continuent de chuter, provoquant un rendement négatif décevant depuis 2 ans. Le hic avec les marchés, c’est qu’il est impossible de connaître l’amplitude des corrections ni la durée de celles-ci. Le S&P 500, aux États-Unis, n’a percé significativement son haut de mars 2000 que plus de treize ans plus tard, en 2013. Et le marché japonais, en utilisant le fonds négocié en bourse EWJ (en USD), est toujours inférieur à son prix de 1994.

Cela dit, la beauté, voire l’avantage de la gestion active, c’est que, heureusement, il est possible de demeurer sous-pondéré dans certaines classes d’actifs. De plus, même lorsque les marchés font du surplace, il existe toujours des occasions dans des secteurs particuliers. Il est donc de mon avis que bien que les différents indices boursiers et les portefeuilles de nos clients se trouvent en territoire négatif depuis le premier janvier2022, notre approche continuera à se démarquer, notamment en diminuant potentiellement la volatilité à la baisse des portefeuilles, et ce, au moment crucial.

Dans le présent bulletin, nous vous présenterons d’abord notre opinion sur les obligations et les titres de revenus fixes, puis reviendrons sur les décisions que nous avons prises en gestion privée et les modifications apportées à la pondération des classes d’actifs. Comme à l’habitude, je conclurai avec nos perspectives sur les marchés et nos plus importantes positions.

Toutefois, avant d’aller plus loin, j’aimerais vous annoncer que le cabinet Rivemont Assurances a conclu une entente d’indication avec un important cabinet de courtage hypothécaire. C’est une autre corde qui s’ajoute à notre arc pour le bien-être financier de nos clients. N’hésitez donc pas à nous contacter au moment d’acheter une propriété ou de renouveler votre hypothèque. Il est important de prendre le temps de bien négocier son taux

Bonne lecture.

 

Les titres à revenus fixes

 

On ne peut avoir toujours raison ni toujours tort, mais ici nous avons certainement ajouté une valeur non négligeable en décidant de baisser de 50 % notre exposition aux obligations l’année dernière. Or, la situation a considérablement changé depuis, et nous nous retrouvons maintenant en position inverse alors que nous sommes aujourd’hui surpondérés en revenus fixes, mais d’une façon particulière. Comment en sommes-nous arrivés là?

Il faut comprendre que nous vivons à l’heure actuelle la plus rapide hausse de taux d’intérêt depuis plus d’un demi-siècle.

 

 

Cette hausse, anormalement élevée, a créé le chaos dans l’univers des revenus fixes. Si certaines parties de l’échelle en ont profité, d’autres, pas du tout. Entrent certainement dans la seconde catégorie les détenteurs d’obligations gouvernementales à long terme. Je vous présente ici la courbe du fonds négocié en bourse TLT, obligations du trésor américain sur plus de 20 ans. On constate que la perte avoisine les 50 %, du jamais vu dans le monde habituellement plus calme des obligations.

 

Source: TradingView

Outre cette baisse, il s’est produit, en parallèle, une inversion de la courbe des taux, c’est-à-dire que les intérêts à court terme ont dépassé ceux à long terme.

 

 

À l’heure actuelle, il est donc possible d’obtenir un rendement intéressant sans prendre de risques excessifs en demeurant dans des échéances à court terme, ce que nous faisons abondamment en ce moment avec une grande partie des portefeuilles de nos clients.

Or, il est possible, mais non garanti, que nous nous trouvions actuellement au sommet du cycle des taux, et c’est pour cette raison qu’un portefeuille diversifié de revenus présente probablement une composition optimale. Voici la composition actuelle de cette partie de nos portefeuilles :

20 %    –           Note structurée 5,25 % Banque Nationale

50 %    –           FNB, intérêts élevés, court terme

10 %    –           FNB, intérêts élevés, court terme, USD

20 %    –           FNB, univers obligataire canadien

 

Les marchés boursiers

 

Conçu pour offrir une exposition complète aux marchés boursiers américains, le Russell 3000 mesure le rendement des 3 000 plus grandes sociétés américaines cotées en bourse. Cet indice cible plus de 95 % des sociétés publiques américaines.

 

 

La version pondérée en fonction de la capitalisation affiche à l’heure actuelle -15 % depuis le début de 2022 et près de -20 % pour la version équipondérée. Et le marché canadien n’est pas tellement plus favorable.

Quoiqu’il soit difficile de prévoir les marchés, nous croyons qu’une approche défensive est de mise. Pour tirer profit des occasions, il faut savoir attendre qu’elles se présentent. Alors que nous sommes actuellement investis à 60 % de notre objectif pour ce qui est des actions, il est fort possible que nous descendions à 50 % au cours des prochaines semaines si la conjoncture l’exige.

Dans une vidéo fort populaire sur les réseaux sociaux en ce moment, l’Oracle Warren Buffett explique les raisons pour lesquelles il affectionne les baisses de 50 % des marchés, qui lui permettent de tirer parti des occasions qui en découlent. Je confirme qu’aucun de nos clients n’est particulièrement friand des chutes de 50 % du marché des actions. Certes, nous allons tirer profit des occasions qui se présentent, mais non sans avoir adouci fortement la descente si celle-ci a lieu. Et comme le marché du revenu fixe nous donne maintenant un rendement de plus de 5 %, celui des lignes de côté fait moins mal aux portefeuilles.

Cependant, lorsque j’affirme qu’il y aura toujours des occasions, il est possible que ce soit bientôt le cas dans le secteur aurifère. On y avait trempé l’orteil il y a quelques trimestres, mais on est toujours en attente du prochain haut dépassant 2 100 $ USD. Voyez comme nous y sommes presque!

 

 

Perspectives du marché

 

 

Les titres privilégiés

 

Vous trouverez ci-dessous la liste des titres individuels dont la pondération est la plus grande au sein de nos portefeuilles de types « croissance ». Ces titres ont été sélectionnés selon leur potentiel respectif de surperformer le marché des actions. Vous trouverez une courte description de leurs activités, le rendement annuel du dividende, s’il y a lieu, ainsi que le rendement total du titre depuis sa première inclusion dans les portefeuilles.

 

 

Conclusion

 

En terminant, j’invite encore une fois les personnes qui souhaitent en savoir davantage dans le domaine de la finance à lire mon commentaire mensuel dans le journal Les Affaires :

https://www.lesaffaires.com/auteur/martin-lalonde/2371

Je suis également présent sur X (Twitter) pour commenter l’actualité financière.

Cordialement,

Martin Lalonde, MBA, CFA

Président

 

Les renseignements présentés le sont en date du 30 septembre 2023, sauf si une autre date est mentionnée, et à titre d’information seulement. Ils proviennent de sources que nous jugeons fiables, mais non garanties. Il ne s’agit pas de conseils financiers, juridiques ou fiscaux. Les investissements Rivemont n’est pas responsable des erreurs ou omissions relativement aux renseignements, ni des pertes ou dommages subis.

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