Lettres financières

1 mai 2011

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Introduction

Bonjour à tous,

C’est avec plaisir que je vous invite à visiter mon nouveau site Internet au www.rivemont.ca. Accompagné de mon concepteur web, nous avons mis beaucoup d’efforts afin d’offrir une expérience visuelle agréable et une navigation fluide qui permet de rapidement trouver les informations utiles à mes clients actuels et potentiels. N’hésitez pas à me faire part de vos commentaires afin que je puisse continuer à améliorer ce nouvel outil.

Sur une tout autre note, le 23 mars dernier, lors du Annual CFA Ottawa Forecast Dinner, rencontre annuelle de l’industrie de la finance dans la région, je me suis illustré en remportant une catégorie (prédire le rendement du titre Research in Motion, symbole RIM) et en en finissant 8ième au total pour la qualité de mes prédictions pour l’année 2010. Quoiqu’amicale comme compétition, je suis quand même très heureux d’y avoir bien performé.

Sur les marchés financiers, le premier trimestre 2011 a été passablement riche en événements importants, avec en tête d’affiche le tragique séisme au Japon qui a affecté le système économique mondial de façon sérieuse. La reprise économique, soutenue par les pays émergents, a par contre réussi à revigorer les marchés et le S&P/TSX Composite Index, indice phare de la bourse canadienne, est parvenu à gagner 5 % du premier janvier au 31 mars dernier.

Le marché boursier canadien

Le marché canadien est peu diversifié comparativement à d’autres marchés matures, ce qui peut causer une plus grande volatilité et un risque additionnel pour l’investisseur.

Le marché boursier canadien est très particulier puisque trois secteurs composent environ 80 % de la capitalisation totale des 60 plus grandes entreprises du pays. J’ai reproduit ci-dessous la pondération des secteurs et pour chacun la plus grande entreprise en terme de capitalisation :

Finance 31,29 % Banque Royale
Énergie 26,99 % Suncor Energy
Matières premières 20,91 % Barrick Gold
Valeurs industrielles 5,04 % CN
Services de télécommunications 4,91 % BCE
Consommation discrétionnaire 4,18 % Thomson Reuters
Biens de consommation de base 2,26 % Shoppers Drug Mart
Technologie de l’information 1.99 % Research in Motion
Soins de santé 1,27 % Valeant
Services publics 0,84 % Fortis

Il est primordial de comprendre que le marché canadien est peu diversifié comparativement à d’autres marchés matures, ce qui peut causer une plus grande volatilité et donc un risque additionnel pour l’investisseur. Par contre, c’est aussi mon avis qu’une grande partie de la croissance mondiale sera attribuable aux pays émergents et que ceux-ci soutiendront la demande pour les commodités, permettant potentiellement au Canada de surperformer plusieurs marchés occidentaux, plus particulièrement les marchés européens qui sont toujours affectés par les risques associés aux dettes souveraines, notamment la Grèce et le Portugal. Pour cette principale raison, les portefeuilles possèdent moins d’actifs internationaux comparativement à une diversification mondiale optimale puisque, selon moi, le marché canadien va demeurer un des leaders en termes de performance.

Voici, sur la graphique suivant, le rendement du TSX en pourcentage comparativement aux autres grands marchés pour les 52 semaines précédentes (début mars 2011).

rendement-tsx

Par contre, depuis quelques semaines, le marché canadien a commencé à sous performer le marché américain, alors que les valeurs technologiques ainsi que les Blue chips du Dow Jones atteignent leurs cours les plus hauts de l’année. L’infusion de liquidité orchestrée par la réserve fédérale américaine devrait continuer à être favorable aux bourses de nos voisins du sud. Malheureusement, cette liquidité additionnelle pourrait occasionner une dévaluation du dollar US comparativement à notre huard. Pour ces raisons, j’ai décidé d’inclure aux portefeuilles le fonds négocié en bourse Russell 2000 CAD Hedged, qui reproduit le rendement de l’indice US des petites capitalisations mais avec une protection additionnelle contre les fluctuations des taux de change.

L’or, et maintenant l’argent…

Nos portefeuilles sont neutres sur les métaux précieux

Les deux métaux précieux les plus connus que sont l’or et l’argent continuent à confondre les sceptiques et ont maintenant traversé leurs hauts historiques. Ceux-ci se négocient présentement au-dessus de 1500 $ et 40 $ respectivement et, selon moi, les raisons fondamentales (faiblesse du dollar US et achat par les banques centrales) qui soutiennent la hausse des cours resteront encore présentes. Ce qui ne veut pas dire qu’une correction ne pourrait survenir, surtout pour l’argent, alors que la courbe de croissance atteint une forme parabolique, comme en début d’année 2006. Nos portefeuilles sont donc neutres sur les métaux précieux comparativement à l’indice, alors que le plus fort de la hausse est possiblement derrière nous, du moins à court terme. Voici le graphique de l’argent pour les dix dernières années.

Silver-london-pm-fix-2000-present

Il y a quelques mois, j’ai eu l’occasion de donner une conférence à l’Université du Québec en Outaouais et l’on m’avait demandé mon avis sur les métaux précieux, et j’ai alors répondu que le métal avec le plus de potentiel était l’argent, à cause de sa corrélation avec l’or et de ses utilités industrielles, le tout jumelé bien sûr à un graphique magnifique. J’espère que certains étudiants en auront profité…

Un environnement difficile pour les obligations, comme prévu

Les obligations et les taux d’intérêt ont une relation de rendement opposée, en d’autres mots, ils sont presque parfaitement négativement corrélés. Quand les taux augmentent, la valeur des obligations baisse, quand les taux diminuent, la valeur des obligations s’élève. Puisque les taux d’intérêt ne peuvent que monter (ils sont historiquement très bas), les portefeuilles sont sous pondérés en obligations avec peu ou pas d’obligations gouvernementales traditionnelles, et ce, afin d’éviter les pertes en capital. Par contre, il existe un outil intéressant pour ce type d’environnement : les obligations à rendement réel. Celles-ci augmentent de valeur en tandem avec les taux d’intérêts. J’ai choisi le fonds obligataire négocié en bourse DEX Real Return cote XRB comme véhicule intéressant pour mes investisseurs. En plus du rendement, les possibilités de gain en capital sont excellentes. C’est donc un produit idéal dans la situation actuelle.

Les frais de gestion des fonds communs canadiens les plus élevés au monde

Les frais de gestion des fonds communs au Canada, un manque à gagner de 20 % à la retraite

Des études ont montré que les frais de gestion des fonds communs au Canada étaient, pour 2010, d’environ 2,5 % et que ces frais sont beaucoup plus élevés qu’aux États-Unis ou en Europe. La différence entre 1,5 % et 2,5 % de frais de gestion peut équivaloir à un écart de 20 % à la retraite, soit la différence entre une rente de 48 000 $ ou une rente de 60 000 $. Sur 20 ans, c’est un manque à gagner de 240 000 $! Pour cette simple raison, la gestion privée devient une option très intéressante. Plus les actifs sous gestion sont importants, plus le ratio des frais baisse, pouvant même atteindre aussi peu que 1 %.

Les titres privilégiés

Vous trouverez ci-dessous une liste des huit titres individuels dont la pondération est la plus grande au sein de nos portefeuilles de types « actions-équilibré ». Ces titres ont été sélectionnés selon leur potentiel respectif de surperformer le marché des actions. Vous trouverez une courte description de leurs activités, le rendement annuel du dividende ainsi que le rendement du titre depuis sa première inclusion aux portefeuilles.

En date du 21 avril 2011

1 – Rogers Sugar T/U

Symbole : RSI.UN
Description : Exploite Lantic, le plus important raffineur,
transformateur, distributeur et négociant de produits du
sucre au Canada.
Rendement du dividende : 6.3 %
Rendement du titre : 8.2 %

5 – Dollarama

Symbole : DOL
Description : Magasins à un dollar.
Rendement du dividende : N/A
Rendement du titre : 12.8 %

2 – Brookfield Properties

Symbole : BPO
Description : Promoteur immobilier commercial.
Rendement du dividende : 2.9 %
Rendement du titre : 2.0 %

6 – Duke Realty

Symbole : DRE
Description : Promoteur immobilier commercial.
Rendement du dividende : 4.5 %
Rendement du titre : 2.9 %

3 – Brookfield Renewable Power

Symbole : BRC. UN
Description : Possède des actifs produisant de l’électricité
provenant de ressources hydrauliques et éoliennes.
Rendement du dividende : 5.8 %
Rendement du titre : 4.6 %

7 – Eagle Rock Energy

Symbole : EROC
Description : Production et transport de gaz naturel.
Rendement du dividende : 1.8 %
Rendement du titre : 22.1 %

4 – Tim Hortons

Symbole : THI
Description : Restauration rapide, cafés, beignes.
Rendement du dividende : 1.5 %
Rendement du titre : 17.80 %

8 – Oracle

Symbole : ORCL
Description : Informatique et technologies de l’information.
Rendement du dividende : 0.7 %
Rendement du titre : 0.6 %

Conclusion

Comme vous l’avez peut-être remarqué, j’ai légèrement modifié la date de publication de mes lettres financières. Débutant aujourd’hui, vous devriez les recevoir quatre fois par année, soit le 1er février, le 1er mai, le 1er août et le 1er novembre. En espérant que vous avez apprécié ce bulletin trimestriel, n’hésitez pas à communiquer avec moi pour toutes questions ou commentaires.

Bon printemps à tous,

Martin Lalonde, MBA, CFA
Président


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