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Bulletin crypto – semaine 434

Le bitcoin s’approche à nouveau d’un seuil clé autour de 75 000 $, une zone qui bloque sa progression depuis plusieurs semaines. Après une longue période d’évolution latérale, le marché semble désormais prêt à tester une sortie par le haut, attirant l’attention des investisseurs sur un possible changement de dynamique. Depuis la fin février, la cryptomonnaie affiche une progression d’environ 13 %, surpassant à la fois l’indice S&P 500 et l’or sur la même période. Cette performance s’inscrit dans un contexte où les investisseurs semblent délaisser temporairement les actifs défensifs au profit d’expositions plus dynamiques.

L’amélioration du sentiment se reflète également dans le marché des options, où la pression vendeuse s’atténue. Les indicateurs montrent que les investisseurs ressentent moins le besoin de se couvrir contre une baisse, signe d’un climat plus confiant. En parallèle, les achats sur le marché au comptant et les flux entrants vers les FNB liés au bitcoin continuent de soutenir les prix, traduisant un intérêt soutenu des acteurs institutionnels.

Un élément technique renforce cette tension : de nombreux traders ont accumulé des positions vendeuses à proximité de ce niveau, misant sur un nouveau rejet des prix. Or, si le bitcoin parvient à franchir clairement les 75 500 $, près de 200 millions de dollars de positions à la baisse pourraient être forcées de se liquider. Un tel scénario aurait pour effet d’alimenter mécaniquement la hausse, en déclenchant une vague d’achats forcés.

Parallèlement, l’activité sur les marchés dérivés s’intensifie. L’intérêt ouvert sur les contrats à terme, tant pour le bitcoin que pour l’ether, est en nette progression, soutenu par des taux de financement positifs et une pression acheteuse croissante. Fait notable, la volatilité implicite cesse de diminuer malgré la remontée des prix, ce qui soulève des interrogations quant à la solidité du mouvement en cours.

Le contexte macroéconomique apporte un soutien supplémentaire. Les marchés boursiers américains ont récemment rebondi, notamment l’indice S&P 500, qui a retrouvé des sommets récents à la faveur d’un apaisement des tensions géopolitiques. Dans le même temps, les métaux précieux reprennent de la vigueur, avec une hausse marquée de l’argent et de l’or, signe d’un environnement de marché plus favorable aux actifs alternatifs.

Par ailleurs, le bitcoin reste fortement influencé par les conditions macroéconomiques globales. Les tensions géopolitiques, notamment autour du Moyen-Orient, continuent de peser sur le sentiment des investisseurs, tout comme les fluctuations des marchés de l’énergie. Cette corrélation persistante avec les actifs traditionnels limite l’autonomie du marché crypto et renforce sa sensibilité aux événements extérieurs.

Une nouvelle piste de recherche propose de protéger le réseau Bitcoin contre les menaces liées à l’informatique quantique sans modifier son protocole actuel. Le chercheur Avihu Mordechai Levy avance un mécanisme permettant de concevoir des transactions résistantes aux attaques futures, tout en respectant les règles existantes du réseau, évitant ainsi un « fork » ou toute mise à jour structurelle.

L’idée centrale consiste à remplacer les signatures cryptographiques traditionnelles basées sur les courbes elliptiques par des méthodes dites « post-quantiques », notamment des signatures de Lamport et des mécanismes fondés sur des fonctions de hachage. Ce modèle introduit également une énigme cryptographique que l’utilisateur doit résoudre avant de diffuser sa transaction. Contrairement au minage, ce travail est effectué en amont, hors chaîne, puis intégré directement dans la transaction comme preuve de validité.

Ce système présente toutefois des contraintes importantes. La résolution de ces puzzles demande une puissance de calcul significative — potentiellement accessible via des cartes graphiques — et augmente la complexité globale des transactions. De plus, les limites techniques du protocole Bitcoin, comme la taille des scripts et le nombre d’opérations autorisées, obligent à une conception très optimisée, parfois difficile à déployer à grande échelle. Certaines transactions pourraient même ne pas être relayées normalement sur le réseau.

Enfin, les auteurs reconnaissent que cette approche constitue davantage une solution de dernier recours qu’une réponse définitive. Si elle permet de se prémunir contre certaines attaques quantiques, notamment celles exploitant des algorithmes comme celui de Shor, d’autres risques subsistent. À plus long terme, une évolution du protocole semble inévitable pour offrir une protection robuste, alors que des acteurs technologiques comme Google et Cloudflare anticipent déjà une transition vers des systèmes résistants au quantique d’ici la fin de la décennie.

La société Strategy continue d’accélérer sa stratégie d’accumulation de Bitcoin, avec un nouvel achat massif d’environ 1 milliard de dollars. Cette opération, l’une des plus importantes du dernier mois, porte ses réserves à près de 781 000 BTC. À ce rythme, l’entreprise se rapproche rapidement du plus grand détenteur institutionnel via FNB, à savoir BlackRock, dont le fonds détient un volume légèrement supérieur.

Pour financer cette acquisition, Strategy s’est appuyée sur un instrument financier bien précis : ses actions privilégiées à dividende variable, connues sous le symbole STRC. Ce mécanisme permet à l’entreprise de lever des capitaux sans diluer directement ses actionnaires ordinaires, un enjeu crucial alors que le titre a fortement reculé ces derniers mois. Ce produit, offrant un rendement mensuel élevé, est devenu un pilier de la stratégie d’achat de bitcoins de la société.

L’écart avec le fonds négocié en bourse de BlackRock s’est désormais réduit à quelques milliers de bitcoins. Si la tendance actuelle se maintient, Strategy pourrait rapidement dépasser ce véhicule d’investissement majeur, renforçant son statut d’acteur incontournable dans l’écosystème crypto. Par ailleurs, son cofondateur Michael Saylor affirme que la croissance du bitcoin pourrait, à elle seule, suffire à couvrir les obligations de dividendes à long terme, à condition que le prix de l’actif continue de progresser, même modestement.

Malgré cet optimisme, certains observateurs s’interrogent sur la viabilité de ce modèle. Le recours intensif à ce type de financement implique des engagements financiers importants, notamment en matière de dividendes. Bien que Strategy dispose de réserves de liquidités significatives, la pérennité de son approche dépendra largement de l’évolution du marché du bitcoin et de sa capacité à maintenir la confiance des investisseurs.

La société Bitmine Immersion Technologies poursuit une stratégie d’accumulation agressive d’Ethereum, portant ses réserves à près de 4,9 millions d’ETH. Cette position représente désormais un peu plus de 4 % de l’offre en circulation, ce qui place l’entreprise parmi les plus importants détenteurs institutionnels de cryptomonnaies au monde. À elle seule, cette réserve est évaluée à plus de 10 milliards de dollars, dans un contexte où l’ether s’échange au-dessus des 2 100 $.

Cette progression s’inscrit dans une trajectoire bien définie, l’entreprise se rapprochant de son objectif d’atteindre 5 % de l’offre totale. Les acquisitions récentes ont été particulièrement soutenues, avec un rythme hebdomadaire en forte accélération. Selon la direction, la performance de l’ether depuis le début des tensions géopolitiques au Moyen-Orient renforce l’attrait de cet actif, qui surpasse plusieurs classes d’actifs traditionnelles, dont l’indice S&P 500.

Au-delà de la simple détention, Bitmine mise fortement sur le staking pour générer des revenus. Environ 68 % de ses avoirs en ether sont actuellement engagés dans ce processus, permettant de dégager plus de 200 millions de dollars de revenus annualisés. Cette approche transforme une partie de ses réserves en source de rendement, tout en consolidant son positionnement dans l’infrastructure du réseau Ethereum.

Enfin, la société ne limite pas son exposition aux cryptomonnaies. Elle dispose également de liquidités importantes, d’une réserve en bitcoin et de participations dans diverses entreprises. Avec le lancement récent d’une plateforme de validation destinée aux acteurs institutionnels, Bitmine entend renforcer son rôle dans l’écosystème, tout en augmentant progressivement les revenus issus du staking à mesure que l’ensemble de ses avoirs sera déployé.

Le Bitcoin a récemment atteint des sommets inédits depuis plusieurs semaines en franchissant la barre des 74 000 $, relançant l’intérêt des analystes pour certains niveaux techniques clés. À mesure que la hausse se poursuit, plusieurs zones deviennent déterminantes pour la suite du mouvement, notamment en raison de leur impact potentiel sur la volatilité du marché.

Le seuil des 75 000 $ apparaît comme un point charnière particulièrement sensible. À ce niveau, le positionnement des acteurs du marché des options crée une dynamique dite de « gamma négatif ». Concrètement, cela signifie que les teneurs de marché pourraient être contraints d’acheter lorsque les prix montent et de vendre lorsqu’ils baissent, amplifiant ainsi les mouvements dans les deux directions. Ce niveau agit donc moins comme une résistance classique que comme un véritable catalyseur de volatilité, capable d’accélérer autant une hausse qu’un repli.

Au-delà, la zone comprise entre 80 000 $ et 80 600 $ représente une autre étape importante. Dans cette fourchette, la situation s’inverse : les mécanismes de couverture tendent à stabiliser les prix, limitant les mouvements brusques et favorisant une évolution plus latérale. Ce secteur correspond également à un ancien point de bascule du marché, ce qui en fait une zone où la progression pourrait marquer une pause.

Enfin, un indicateur de long terme retient particulièrement l’attention : la moyenne mobile sur 200 jours, actuellement située bien au-dessus des prix actuels. Cet outil, largement suivi par les investisseurs, sert souvent de repère pour évaluer la tendance globale. Tant que le bitcoin évolue en dessous de ce niveau, certains estiment que le potentiel haussier reste incomplet, laissant encore place à des ajustements avant une éventuelle reprise plus durable.

Les Investissements Rivemont, gestionnaire du Fonds Rivemont crypto.

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