Le Bitcoin vient d’atteindre un nouveau sommet historique au-delà de 126 000 $, alors que le dollar américain connaît sa pire année depuis 1973. Selon les analystes du Kobeissi Letter, cette situation marque un véritable tournant macroéconomique. Fait inédit : les actifs refuges comme l’or, qui approche les 4 000 $ l’once, progressent de concert avec les marchés boursiers, le S&P 500 ayant bondi de plus de 40 % en six mois. Une telle corrélation entre valeurs sûres et actifs risqués traduit un changement profond dans les attentes des marchés à l’égard de la politique monétaire américaine.
Les observateurs notent que cette ruée vers les actifs tangibles et les cryptomonnaies découle d’un double phénomène : la reprise de l’inflation et l’affaiblissement du marché de l’emploi, qui incitent la Réserve fédérale à abaisser ses taux d’intérêt. Le billet vert, en chute de plus de 10 % depuis le début de l’année, a perdu environ 40 % de son pouvoir d’achat depuis 2000. Cette dépréciation accélérée du dollar pousse les investisseurs à se réfugier dans des alternatives perçues comme protectrices de la valeur à long terme, dont le Bitcoin.
Cette envolée du BTC s’inscrit également dans un contexte politique troublé : la fermeture partielle du gouvernement américain, la révision à la baisse des chiffres de l’emploi et la perte de confiance envers les institutions traditionnelles. Ces facteurs combinés renforcent l’attrait de la cryptomonnaie comme réserve de valeur indépendante des décisions politiques et budgétaires de Washington.
Enfin, les experts, dont Fabian Dori de la banque Sygnum, estiment que la récente flambée du Bitcoin repose avant tout sur ces dynamiques macroéconomiques et institutionnelles. Alors que les tensions politiques et la fragilité du système monétaire s’accentuent, les investisseurs ne voient dans le Bitcoin non plus un simple actif spéculatif, mais une technologie monétaire de sauvegarde, capable de préserver la richesse face à la dégradation du dollar et à l’incertitude économique mondiale.
La demande institutionnelle ne faiblit pas et n’est certes pas étrangère à la poussée haussière actuelle du prix du bitcoin. Joe DiPasquale, PDG de BitBull Capital, souligne notamment que la fermeture prolongée du gouvernement américain alimente la recherche d’actifs refuges, renforçant le statut du Bitcoin comme réserve de valeur alternative. La semaine dernière, 23 entreprises ont augmenté leur trésorerie en bitcoins. Le top 100 de ces dernières détient collectivement un total record de 1,042,245 BTC.
Les fonds négociés en bourse (FNB) adossés au Bitcoin aux États-Unis ont enregistré lundi des entrées massives de capitaux totalisant 1,21 milliard $, soit leur deuxième meilleure performance quotidienne depuis leur lancement. Ce regain d’intérêt coïncide avec un nouveau sommet historique du Bitcoin à 126 296 $. Le fonds iShares Bitcoin Trust (IBIT) de BlackRock domine largement le mouvement, ayant absorbé à lui seul près de 970 millions $, alors qu’il s’apprête à franchir la barre symbolique des 100 milliards $ d’actifs sous gestion. BlackRock s’impose ainsi comme le grand gagnant de cette vague d’investissement. Selon Eric Balchunas de Bloomberg, IBIT est désormais le fonds le plus rentable de l’histoire du gestionnaire d’actifs, dépassant même ses géants traditionnels comme les FNB S&P 500 ou Russell 1000. Avec plus de 791 000 BTC en portefeuille, IBIT est en passe de devenir le fonds le plus rapide à atteindre les 100 milliards $ d’actifs, un record qui surpasserait largement le précédent établi par le FNB VOO en plus de 2 000 jours. Depuis leur lancement en janvier 2024, les FNB Bitcoin cumulés ont déjà attiré près de 61,5 milliards $ de flux nets et gèrent environ 170 milliards $ au total.
Le nouveau sommet du Bitcoin à plus de 126 000 $ a déclenché une flambée spectaculaire des actions liées au minage de cryptomonnaies. Les investisseurs, misant sur une poursuite de la hausse d’ici la fin de l’année, ont fait bondir les titres de sociétés minières : Hive Digital a grimpé de 23 %, Bitfarms de 14 %, Riot Platforms de 10 %, tandis que Marathon (MARA) et CleanSpark ont progressé d’environ 7 %. Cette effervescence boursière reflète un optimisme renouvelé à la fois sur le prix du Bitcoin et sur les perspectives du secteur minier, désormais mieux capitalisé et technologiquement plus robuste. Ce regain d’intérêt s’explique en partie par des améliorations fondamentales dans l’industrie. Plusieurs entreprises comme Hive, Marathon et CleanSpark ont récemment accru leur puissance de calcul (hashrate) tout en renforçant leurs réserves de BTC. Marathon détient désormais plus de 52 000 bitcoins, et CleanSpark plus de 13 000, témoignant d’une stratégie de thésaurisation qui profite directement de la montée des prix. Parallèlement, les volumes d’options misant sur un Bitcoin à 140 000 $ se multiplient, signe que les investisseurs institutionnels anticipent une nouvelle phase d’appréciation. La capitalisation totale du marché des cryptomonnaies a atteint un nouveau record à 4,29 billions $, en hausse de 23 % depuis le début de l’année. Tout indique que le rallye du Bitcoin, loin d’être un simple excès spéculatif, repose sur des fondations structurellement solides et une demande institutionnelle durable.
La société d’investissement VanEck estime que le Bitcoin pourrait, à long terme, atteindre la moitié de la valeur totale de l’or, soit environ 13 000 milliards $, ce qui impliquerait un prix théorique d’environ 644 000 $ par BTC. Cette projection repose sur l’idée que la cryptomonnaie reine partage de plus en plus les caractéristiques fondamentales de l’or — rareté, résistance à la dévaluation et rôle de réserve de valeur mondiale. Aujourd’hui, la capitalisation du Bitcoin s’élève à environ 2,48 billions $, en hausse de plus de 12 % sur un mois, après avoir récemment inscrit un nouveau sommet historique à 126 080 $. Cependant, plusieurs analystes appellent à la prudence quant au rythme d’atteinte de cet objectif. Derek Lim, responsable de la recherche chez Caladan, estime qu’une telle progression nécessiterait une multiplication du prix par 5,6, ce qui semble envisageable sur un horizon de cinq à dix ans plutôt qu’à court terme. Le marché du Bitcoin, désormais plus mature, se caractérise par des hausses plus stables d’un cycle à l’autre, souvent de l’ordre de 50 000 à 60 000 $ par phase, plutôt que par des envolées exponentielles comme dans le passé. Par ailleurs, à court terme, l’or a surpassé le Bitcoin, affichant une performance annuelle de 49 % contre 31 % pour la cryptomonnaie.
VanEck fonde son scénario haussier sur plusieurs moteurs structurels : l’adoption croissante du Bitcoin par les jeunes générations, l’amélioration des solutions de seconde couche (Layer 2) qui résolvent les enjeux de scalabilité, et l’entrée progressive des institutions et banques centrales dans l’écosystème. Selon ses projections, d’ici 2050, le Bitcoin pourrait représenter 10 % du commerce international, 5 % du commerce domestique, et constituer 2,5 % des réserves mondiales des banques centrales, ce qui propulserait son prix potentiel jusqu’à 2,9 millions $ par unité, avec une capitalisation totale estimée à 61 billions $. L’écosystème connexe des solutions Bitcoin (réseaux Layer 2) pourrait, à lui seul, valoir 7,6 billions $ supplémentaires. Enfin, les analystes notent que le cycle actuel du Bitcoin diffère fondamentalement des précédents. Alors que les sommets historiques survenaient traditionnellement entre 500 et 550 jours après le halving, le contexte institutionnel et macroéconomique actuel — notamment la baisse des taux de la Fed et la perspective de politiques inflationnistes liées à un éventuel retour de Trump — pourrait prolonger la phase haussière. Selon Ryan McMillin de Merkle Tree Capital, cette fois, le marché ne connaît plus une spéculation effrénée, mais une croissance plus structurée et durable, marquant la maturation d’un actif désormais ancré dans la finance mondiale.
JPMorgan y va aussi de ses prédictions. Selon eux, la récente envolée du prix de l’or renforce l’attrait du Bitcoin, jugé plus compétitif sur le plan relatif. Alors que JPMorgan anticipait encore un Bitcoin à 126 000 $ à la fin de l’été, la progression du métal jaune a poussé la banque à relever son objectif à 165 000 $. Cette prévision s’inscrit dans une vague d’optimisme généralisé autour du marché, plusieurs institutions financières allant jusqu’à envisager des sommets autour de 200 000 $ pour la fin de l’année
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