Les marchés du Bitcoin et de l’Ethereum sont restés relativement stables à l’approche de la réunion de la Réserve fédérale américaine mercredi. Les investisseurs anticipent largement une baisse des taux de 25 points de base, déjà intégrée dans les prix. Toutefois, une réduction plus marquée de 50 points, bien que peu probable, pourrait donner un nouvel élan aux actifs risqués, dont les cryptomonnaies. Les analystes soulignent que l’enjeu ne réside pas tant dans le fait de réduire les taux, mais plutôt dans l’ampleur de ce mouvement et le ton adopté par la Fed. L’attention se porte aussi sur les importants capitaux actuellement placés dans les fonds monétaires – environ 7,5 trillions de dollars – qui pourraient se réorienter vers les actions et la crypto si les rendements baissent. Dans ce contexte, le marché crypto reste en attente, avec un Bitcoin évoluant autour des 115 000 $ et un Ethereum quasiment inchangé.
La décision de demain de la Fed intervient dans un contexte particulier : le S&P 500, l’or et le Bitcoin évoluent près de leurs sommets historiques, tandis que l’économie montre des signaux contradictoires avec une inflation encore élevée et un marché du travail en perte de vitesse. Si la baisse de taux est largement anticipée, les réactions immédiates dépendront surtout du discours de Jerome Powell et de la révision des projections économiques de la Fed.
À court terme, les analystes demeurent partagés. Un message trop prudent ou “hawkish” de la Fed pourrait freiner l’élan actuel, notamment du côté des altcoins où les positions spéculatives sont élevées. À l’inverse, un ajustement plus marqué du “dot plot” – qui reflète les attentes des décideurs de la Fed – pourrait déclencher un mouvement haussier sur les grandes cryptomonnaies. Dans l’ensemble, la spéculation s’intensifie et les valorisations paraissent tendues, ce qui expose le marché à une volatilité accrue dans l’immédiat.
Le contexte saisonnier joue également un rôle : historiquement, septembre se révèle un mois difficile pour les cryptomonnaies, alors que le dernier trimestre tend à être plus favorable. Certains analystes voient dans la volatilité actuelle une simple pause avant une nouvelle phase de hausse. Les positions sur les options montrent un biais haussier vers la fin de l’année, avec des objectifs ambitieux pour le Bitcoin (140 000 à 200 000 $) et l’Ethereum (5 000 à 6 000 $). Toutefois, ces projections reposent largement sur la poursuite de la détente monétaire et sur la constance de la demande en FNB.
Sur un horizon plus long, le consensus reste largement optimiste pour le Bitcoin. Les données historiques montrent qu’après une baisse des taux, ses performances sur trois mois sont majoritairement positives, avec une hausse moyenne supérieure à 16 %. Des prévisions plus ambitieuses évoquent même un Bitcoin atteignant 700 000 $ d’ici 2035, sur fond de rapprochement progressif avec le marché de l’or. Cette perspective repose sur l’idée que les politiques monétaires accommodantes et la demande institutionnelle continueront de soutenir la cryptomonnaie dans la prochaine décennie. Enfin, plusieurs experts rappellent que les baisses de taux de la Fed, lorsqu’elles surviennent à proximité de sommets boursiers, se traduisent historiquement par des gains à long terme pour les actifs risqués. Si des turbulences sont à prévoir à court terme, le climat général favorise une poursuite de la tendance haussière, alimentée à la fois par la dynamique macroéconomique et par des catalyseurs structurels tels que l’essor de l’intelligence artificielle et le rôle croissant du Bitcoin comme actif alternatif.
Le réseau Bitcoin a récemment atteint de nouveaux records sur le plan technique, avec un taux de hachage s’élevant à 1,12 milliard de TH/s et une difficulté minière fixée à 136,04T. Ces niveaux historiques témoignent d’une puissance de calcul inédite mobilisée pour sécuriser la blockchain. Selon les experts, de telles hausses de hash rate et de difficulté ont souvent précédé des phases d’accélération du prix du Bitcoin, renforçant l’idée qu’un mouvement haussier significatif pourrait se préparer. Les analystes notent également que ces phases de montée de puissance minière provoquent un tri naturel dans l’industrie : les petits acteurs ou ceux dont les coûts sont trop élevés réduisent leur activité, tandis que les opérateurs les plus performants renforcent leurs positions. Cette consolidation du secteur a souvent accompagné des cycles haussiers, en particulier après les précédents halvings, où l’offre réduite et la pression moindre à la vente ont permis au prix de s’envoler.
Gemini et la SEC ont annoncé devant un tribunal fédéral de New York avoir trouvé un « accord de principe » pour mettre fin à une affaire qui dure depuis plus de deux ans. Le litige portait sur Gemini Earn, un programme de prêt de cryptomonnaies lié à Genesis, que la SEC considérait comme une offre de titres non enregistrés. Les deux parties ont demandé au juge de suspendre la procédure jusqu’au 15 décembre afin de finaliser les termes de ce règlement. Cette affaire est suivie de près, car elle pourrait servir de référence sur la manière dont les autorités américaines encadrent les produits générant du rendement dans la crypto. La question centrale est de savoir si de tels services doivent se conformer aux mêmes exigences que les titres financiers classiques, notamment en matière d’enregistrement et de transparence. Un règlement définitif donnerait des indications précieuses aux entreprises du secteur sur ce qui sera autorisé ou interdit dans la conception de futurs produits. L’origine du dossier remonte à janvier 2023, quand la SEC a poursuivi Gemini et Genesis pour avoir proposé ce programme sans enregistrement préalable. L’effondrement de Genesis plus tard la même année a aggravé la situation, avec plus de 900 millions de dollars de dépôts clients bloqués et des procédures parallèles de faillite et d’application réglementaire. Bien que les termes exacts de l’accord n’aient pas été révélés, le fait que les discussions aient suffisamment progressé pour suspendre le procès est un signal fort.
L’échange de cryptomonnaies Gemini a fait ses débuts remarqués au Nasdaq, atteignant une valorisation d’environ 4,4 milliards de dollars dès son entrée en bourse. Introduites à un prix de 28 $, les actions ont ouvert à 37,01 $, soit une hausse immédiate de 32 %, bien au-dessus de la fourchette initialement envisagée de 24 à 26 $. L’opération a permis de lever environ 425 millions de dollars et a été largement sursouscrite, preuve de l’intérêt marqué de Wall Street pour le secteur. Fondée en 2014 par les frères Cameron et Tyler Winklevoss, Gemini a été créée dans le but de rendre les cryptomonnaies plus accessibles au grand public. Les cofondateurs ont rappelé, dans une vidéo publiée sur X, leur enthousiasme initial pour le Bitcoin en 2012, qui les a poussés à bâtir une plateforme réglementée et tournée vers l’adoption massive. L’introduction en bourse, dirigée notamment par Goldman Sachs et Cantor Fitzgerald, s’inscrit dans cette continuité de rapprochement entre la finance traditionnelle et les actifs numériques.
Selon une analyse de Standard Chartered, les sociétés de trésorerie spécialisées dans l’Ethereum ont les meilleures chances de prospérer à long terme. L’argument central repose sur la capacité de ces entreprises à générer des rendements grâce au staking, contrairement à leurs homologues centrés sur le Bitcoin qui ne bénéficient pas de ce mécanisme. Cette particularité permet aux détenteurs d’ETH d’améliorer leur ratio marché/actifs (mNAV), un indicateur clé de viabilité pour ce type de structures. BitMine illustre cette tendance en consolidant sa position de leader : sa trésorerie atteint désormais 2,15 millions d’ETH, évalués à près de 9,7 milliards de dollars, soit plus du double de ce que détient son concurrent SharpLink (837 230 ETH). Pour les analystes, cette domination, combinée à la génération de revenus via le staking, confère à BitMine et aux autres sociétés axées sur Ethereum un avantage stratégique décisif. Geoff Kendrick, responsable de la recherche sur les actifs numériques chez Standard Chartered, estime que les DATs (Digital Asset Treasuries) qui investissent dans l’ETH disposent d’une probabilité nettement plus élevée d’assurer leur durabilité. Il souligne que la réussite de ces acteurs est cruciale pour l’ensemble du marché, puisqu’ils détiennent environ 4 % du Bitcoin, 3,1 % de l’Ethereum et 0,8 % du Solana en circulation. La concentration de ces avoirs rend leur santé financière déterminante pour l’évolution des prix des cryptomonnaies.
Strategy, anciennement MicroStrategy, a annoncé l’acquisition de 525 bitcoins pour une valeur d’environ 60 millions de dollars, sa plus petite opération du genre depuis un mois. Contrairement à ses habitudes, l’entreprise n’a pas financé cet achat par l’émission d’actions ordinaires, mais grâce aux fonds levés par des actions privilégiées. Au total, la société basée en Virginie détient désormais près de 639 000 BTC, évalués à environ 73 milliards de dollars. Cette approche illustre la diversification de ses méthodes de financement. En août, Strategy avait déjà procédé à des acquisitions financées différemment, tout en modifiant sa politique d’émission d’actions. L’entreprise a notamment décidé de n’émettre de nouvelles actions ordinaires que si le cours boursier offrait une prime significative par rapport à la valeur de ses réserves de Bitcoin, un seuil récemment assoupli pour offrir davantage de flexibilité. Actuellement, le titre de Strategy se négocie avec une prime de 1,26x par rapport à ses avoirs en BTC, bien en dessous du niveau de 2,5x observé fin 2023.
Forward Industries a frappé un grand coup en annonçant l’acquisition de près de 7 millions de jetons Solana (SOL), soit une valeur d’environ 1,58 milliard de dollars. Grâce à cette opération, la société new-yorkaise devient de loin la plus importante trésorerie cotée en bourse dédiée à Solana, devançant largement ses rivales Upexi et DeFi Development Corp, qui ne détiennent chacune qu’environ 2 millions de SOL. L’achat a été financé presque intégralement par un investissement privé de 1,65 milliard de dollars soutenu par Galaxy Digital, Jump Crypto et Multicoin Capital. Le groupe a précisé que les acquisitions avaient été réalisées à travers un mélange de transactions on-chain et d’achats sur le marché ouvert, avec notamment un million de dollars acquis via l’agrégateur décentralisé DFlow. Cette approche, qui privilégie l’exécution optimale des transactions, illustre la volonté de Forward d’intégrer des pratiques natives de la blockchain dans sa stratégie. Selon Kyle Samani, président du conseil d’administration et associé chez Multicoin, cette initiative vise à bâtir la plus grande société de trésorerie Solana au monde, tout en renforçant l’écosystème et en créant de la valeur à long terme pour les actionnaires.
Solana a connu une envolée spectaculaire après une série d’achats massifs réalisés par Galaxy Digital, pour un montant supérieur à 700 millions de dollars en seulement deux jours. Ces acquisitions, portant sur plus de 3 millions de SOL transférés principalement depuis Binance et Coinbase. Mike Novogratz, fondateur et PDG de Galaxy, a défendu publiquement son choix en expliquant que Solana est techniquement adaptée pour soutenir la prochaine génération des marchés financiers, avec une capacité de traitement de 14 milliards de transactions par jour. Pour lui, l’écosystème bénéficie d’un alignement favorable : d’un côté, la montée en puissance de Solana comme infrastructure financière, et de l’autre, l’ouverture de la SEC vers une adoption plus large de la technologie blockchain. Novogratz qualifie d’ailleurs cette période comme « la saison de SOL ». Le marché a rapidement réagi à cette dynamique : le cours du SOL a bondi de près de 19 % sur la semaine, franchissant les 241 $ pour la première fois depuis janvier, et se positionnant comme l’un des plus gros gagnants parmi les principales cryptomonnaies. Des acteurs de l’industrie, tels que le cofondateur de Solflare ou le PDG de Rails, estiment que cette initiative constitue un signal fort de confiance institutionnelle et pourrait enclencher un effet boule de neige, en attirant davantage d’entreprises et de capitaux vers Solana.
SOL Strategies, une société d’infrastructure et de trésorerie dédiée à Solana, a fait son entrée sur le Nasdaq après avoir auparavant été cotée uniquement au Canada et sur les marchés OTC. Bien que l’action ait progressé de 7,5 % à 7,37 $ lors de sa première journée, elle a terminé la semaine en recul de 43 % par rapport au prix initial. Sa PDG, Leah Wald, affirme toutefois que le fait d’être perçue comme un outsider représente un atout : selon elle, être sous-estimé permet de travailler dans l’ombre, de se concentrer sur le développement et de miser sur la solidité plutôt que sur l’effet de mode. L’entreprise se positionne comme un acteur central de l’écosystème Solana, avec une activité de valideurs qui lui permet de générer un rendement sur les actifs qui lui sont délégués. À ce jour, plus de 3,6 millions de SOL, soit environ 820 millions de dollars, sont confiés à ses valideurs, ce qui a permis de plus que doubler ses revenus annualisés au deuxième trimestre par rapport à la fin de l’année précédente. Ces opérations offrent un rendement d’environ 8 %, s’ajoutant aux revenus générés par le staking des actifs de sa propre trésorerie, ce qui lui assure un modèle de revenus relativement indépendant des fluctuations de prix du marché. En parallèle, SOL Strategies détient directement plus de 435 000 SOL (près de 100 millions de dollars) dans sa trésorerie, ce qui la place parmi les plus importantes sociétés cotées détenant des réserves en Solana. Wald décrit ce modèle hybride – une trésorerie combinée à une activité de valideurs – comme un « DAT++ », une évolution du concept de Digital Asset Treasury. Selon elle, cette combinaison constitue un avantage compétitif durable que d’autres acteurs du secteur peinent à reproduire.
Le fonds Rivemont crypto ne manque pas de réaliser tout l’engouement actuel autour de SOL. Il s’agit actuellement de notre plus large position en altcoins du fonds, avec environ 20% de ce dernier exposé à Solana. Après avoir longtemps été concentré sur le bitcoin, le fonds profite présentement d’une résurgence des altcoins, avec également des positions en ETH et XRP.
Les Investissements Rivemont, gestionnaire du Fonds Rivemont crypto.
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