Le Bitcoin vient de connaître sa meilleure semaine depuis le mois de mai, enregistrant une hausse impressionnante de 9,07 % et franchissant brièvement le seuil des 123 000 $, un nouveau sommet historique. Cette progression marque une rupture décisive avec la période de consolidation qui durait depuis plusieurs semaines. Le regain de confiance des investisseurs institutionnels a propulsé l’indice de peur et de cupidité (« Fear & Greed ») à 72, indiquant un sentiment nettement optimiste sur le marché crypto.
Cette poussée haussière intervient dans un contexte macroéconomique complexe, marqué notamment par une légère remontée des prix du pétrole et une poursuite de la hausse de l’or, désormais supérieur à 3 300 $ l’once. Ces éléments soulignent des inquiétudes persistantes concernant l’inflation et les tensions géopolitiques, facteurs traditionnellement favorables à l’attrait du Bitcoin en tant qu’actif alternatif. Les marchés traditionnels restent solides avec un S&P 500 proche de sommets historiques, ce qui renforce encore le contexte favorable à la poursuite de cette hausse.
Le récent mouvement haussier du Bitcoin a toutefois ralenti mardi, entraînant un recul d’environ 4 %, ramenant ainsi son prix brièvement sous la barre des 117 000 $. Ce repli survient après une forte progression, durant laquelle le Bitcoin était passé de 108 000 $ jusqu’à un sommet historique de près de 122 800 $. Au moment d’écrire ces lignes, le prix se situe à 118 000 $. Ce repli est principalement dû à des prises de bénéfices réalisées par les investisseurs avant la publication très attendue des données sur l’inflation américaine (CPI) du mois de juin. Ces données, tout juste publiées, montrent une légère reprise de l’inflation, à un taux annuel de 2.7%. Cette hausse s’inscrit toutefois dans les estimations. Le bitcoin a légèrement grimpé sur la nouvelle.
Selon Nicolai Sondergaard, analyste chez Nansen, il était prévisible de voir une correction après une hausse aussi rapide et continue. Il souligne également que des niveaux de liquidation importants se trouvent désormais autour de 116 300 $, ce qui constitue un seuil psychologique immédiat à surveiller.
Le Bitcoin vient de franchir une étape majeure en devenant le cinquième actif le plus valorisé au monde, avec une capitalisation boursière de plus de 2 400 milliards de dollars. Il dépasse désormais des géants comme Amazon, Google et même l’argent métal. Seuls l’or, NVIDIA, Microsoft et Apple possèdent une capitalisation plus élevée. Cette poussée haussière est alimentée par plusieurs facteurs convergents : l’arrivée continue de capitaux institutionnels via les FNB Bitcoin au comptant, un contexte macroéconomique plus favorable, et une dynamique politique positive aux États-Unis. Selon Vincent Liu, directeur des investissements chez Kronos Research, cette montée ne repose pas uniquement sur la spéculation, mais s’appuie sur une infrastructure solide et un changement de climat réglementaire.
Le mystérieux créateur du Bitcoin, Satoshi Nakamoto, est désormais considéré comme la 11e personne la plus riche au monde, selon une estimation basée sur le cours actuel du Bitcoin. Nakamoto détiendrait environ 1,096 million de BTC répartis dans plusieurs portefeuilles, une valeur estimée à plus de 131 milliards de dollars lorsque le prix du Bitcoin a atteint 120 000 $. Cela le placerait théoriquement devant Michael Dell dans le classement des grandes fortunes, bien que Forbes n’inclue pas les portefeuilles crypto privés dans ses évaluations officielles. Pour surpasser Elon Musk, actuellement en tête avec une fortune de plus de 404 milliards de dollars, le Bitcoin devrait atteindre un prix d’environ 370 000 $ par unité, soit une hausse de 208 % par rapport au niveau actuel. Certains analystes y voient une possibilité réaliste : selon Eric Balchunas de Bloomberg, si le Bitcoin continue de croître de 50 % par an comme par le passé, Nakamoto pourrait devenir la deuxième personne la plus riche au monde dès 2026.
Plusieurs prédictions optimistes viennent renforcer cette perspective. Markus Thielen estime qu’il y a 60 % de chances que le Bitcoin atteigne 133 000 $ d’ici septembre. D’autres, comme Matt Hougan de Bitwise, envisagent un prix de 200 000 $ d’ici fin 2025, tandis qu’Arthur Hayes, cofondateur de BitMEX, anticipe un Bitcoin à 250 000 $ avant la fin de l’année en cours. Nakamoto reste de loin le plus grand détenteur de Bitcoin. À titre de comparaison, l’ensemble des entreprises et dépositaires institutionnels détiennent collectivement environ 847 000 BTC. Parmi les autres figures connues : les frères Winklevoss posséderaient environ 70 000 BTC, Tim Draper environ 30 000, et Michael Saylor, cofondateur de Strategy, environ 17 732 en dehors des avoirs de son entreprise.
Le marché obligataire mondial traverse actuellement une période de forte tension, et cette instabilité pourrait bénéficier au Bitcoin. Le cas du Japon en est un exemple frappant : ses obligations à 30 ans ont atteint un rendement record de 3,2 % le 15 juillet, entraînant une perte non réalisée estimée à 45 % depuis 2019. Cette situation reflète un affaiblissement de la confiance dans la dette souveraine, autrefois considérée comme un refuge. Avec un ratio dette/PIB atteignant 235 %, la Banque du Japon fait face à des pertes massives, ce qui inquiète les marchés mondiaux. Cette crise ne se limite pas au Japon. Aux États-Unis, les rendements des obligations à 10 ans ont bondi de 40 à 60 points de base cette année, en raison d’un endettement public élevé et d’une émission massive de bons du Trésor. Selon The Kobeissi Letter, la liquidité du marché mondial des obligations d’État est aujourd’hui plus faible qu’en 2008, ce qui contribue à la montée en flèche du Bitcoin et de l’or, perçus comme des actifs refuges rares et résilients. Pour Javier Rodriguez-Alarcón, ancien cadre de BlackRock, cette ruée vers les actifs tangibles montre que le Bitcoin est de plus en plus utilisé comme couverture macroéconomique. Il affirme que la prochaine phase haussière dépendra en grande partie d’un intérêt institutionnel renforcé, soutenu par des vents favorables sur les plans législatif, budgétaire et monétaire.
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Selon Matt Hougan, directeur des investissements chez Bitwise, l’industrie des cryptomonnaies est sur le point de basculer dans une nouvelle ère grâce à l’avancement de plusieurs projets de loi favorables au secteur durant la « Crypto Week » à Washington. Trois textes majeurs sont à l’étude : le GENIUS Act, qui encadre les stablecoins, le Clarity Act, qui vise à clarifier les règles des infrastructures de marché crypto, et le Anti-CBDC Act, qui interdit la création d’une monnaie numérique de banque centrale aux États-Unis. Le GENIUS Act a déjà été adopté par le Sénat et pourrait devenir la première loi crypto d’envergure aux États-Unis. Hougan estime que l’adoption de ces lois permettrait aux grandes institutions financières — telles que JPMorgan, Nasdaq ou Bank of New York Mellon — d’entrer pleinement dans l’espace crypto, apportant ainsi des milliards de dollars en investissements et favorisant la tokenisation des actifs traditionnels. Il pense aussi que cela contribuerait à assainir l’écosystème, en limitant les dérives ayant conduit à des scandales majeurs comme ceux de FTX, Luna ou Celsius. Des règles claires réduiraient le risque systémique et renforceraient la crédibilité du secteur auprès des investisseurs. Sur le plan politique, Hougan souligne que le soutien à la crypto est plus bipartisan qu’il n’y paraît. Le GENIUS Act, par exemple, a été adopté au Sénat avec un large soutien, incluant 18 démocrates. Il note que l’intérêt croissant de Wall Street et la popularité de la crypto chez les jeunes électeurs créent un contexte favorable à l’adoption durable de cette législation. À ses yeux, il devient de plus en plus improbable que de futures administrations reviennent en arrière. En conclusion, si ces lois sont votées, cela marquera une transition majeure pour le secteur : la crypto ne sera plus marginale, mais pleinement intégrée au système financier traditionnel. Selon Hougan, « le génie sera sorti de la bouteille » — le risque global sera réduit, les flux institutionnels augmenteront, et la crypto, portée par un cadre réglementaire clair, pourra enfin entrer dans sa phase de maturité.
L’action de Coinbase a atteint un sommet historique de 398,50 $ lundi, dans le sillage de la montée du Bitcoin, portant sa capitalisation boursière à plus de 100 milliards de dollars. Cette envolée s’explique par plusieurs facteurs, dont un contexte politique plus favorable à l’industrie crypto, la hausse des prix des actifs numériques, et les efforts d’expansion de Coinbase, notamment via de récentes acquisitions et de nouveaux produits comme une carte de crédit offrant des récompenses en Bitcoin. Les analystes de Argus Research, qui ont fixé un objectif de cours à 400 $, qualifient le titre de « prometteur », estimant que ses marges bénéficiaires supérieures à celles du secteur et son potentiel de croissance justifient sa valorisation élevée, du moins dans le contexte actuel de marché haussier. Ils soulignent une croissance annuelle du chiffre d’affaires de 76,45 % et une marge brute impressionnante de 85,25 %. L’adoption prochaine du GENIUS Act par la Chambre des représentants, qui viserait à encadrer le marché des stablecoins, est également vue comme un catalyseur important pour la croissance de Coinbase, notamment grâce à son partenariat avec Circle sur l’USDC. Coinbase continue aussi d’innover, avec des projets comme Coinbase Payments, une solution de paiement en stablecoins pour le commerce en ligne, et sa récente intégration au sein de l’indice S&P 500, remplaçant Discover Financial Services — une première pour une entreprise du secteur crypto. Cette inclusion devrait encore renforcer l’attrait du titre auprès des investisseurs institutionnels.
La société Strategy (anciennement MicroStrategy) a repris ses achats de Bitcoin en annonçant l’acquisition de 4 225 BTC pour un total de 472 millions de dollars entre le 7 et le 13 juillet, à un prix moyen de 111 827 $ par unité. Avec cette opération, l’entreprise basée à Tysons Corner, en Virginie, détient désormais 601 550 BTC, une réserve valorisée à près de 73 milliards de dollars, ce qui en fait la plus importante détention corporative de Bitcoin au monde. L’action de Strategy (MSTR) a grimpé de 1,9 % lundi matin pour atteindre 442,50 $ l’unité. Depuis son tout premier investissement en Bitcoin en août 2020 — une mise initiale de 250 millions de dollars —, le titre a explosé, enregistrant une hausse de 2 960 %. Son fondateur, Michael Saylor, qualifie le Bitcoin de « digital gold », le considérant comme une meilleure réserve de valeur que la trésorerie en espèces.
Selon les analystes de la firme Bernstein, le marché haussier actuel des cryptomonnaies pourrait durer jusqu’en 2026, porté principalement par l’adoption institutionnelle plutôt que par la spéculation des investisseurs particuliers. Réitérant leur objectif de 200 000 $ pour le Bitcoin d’ici fin 2025 ou début 2026, ils soulignent que cette phase est différente des cycles précédents : elle repose sur une infrastructure plus mature, une réglementation plus claire et une intégration croissante avec le système financier traditionnel. Bernstein prévoit aussi une expansion de la gestion institutionnelle des actifs numériques, au-delà du Bitcoin et de l’Ethereum, avec l’émergence de fonds actifs couvrant les plus grandes cryptomonnaies, dont Solana. Un autre axe de transformation majeur sera la tokenisation des actifs financiers (marchés monétaires, actions, dépôts, crédits), qui devrait favoriser l’émergence de marchés de capitaux entièrement opérés sur la blockchain, avec des règlements instantanés et disponibles 24/7. Enfin, les stablecoins, déjà largement utilisés dans les paiements transfrontaliers B2B, devraient à terme s’étendre aux paiements courants, à mesure que les infrastructures de conformité et de distribution se renforcent. Ces dynamiques profiteront particulièrement aux réseaux comme Ethereum et Solana, tout en stimulant les revenus transactionnels de plateformes comme Coinbase et Robinhood. Bernstein conclut que ce cycle dépasse le simple engouement spéculatif : il s’inscrit dans une adoption structurelle et profonde de la technologie blockchain dans la finance mondiale.
Les Investissements Rivemont, gestionnaire du Fonds Rivemont crypto.
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